Le syndicat Résilience, créé il y a 2 ans en réponse et contre l’Ordre Infirmier, a déjà rassemblé plus de 500 adhérents. Bilan d’une lutte sans fin avec Hugues Dechilly, secrétaire général du syndicat.
Les positions anti-Ordre de Résilience sont très affirmées. Vous revendiquez entre autres une « désobéissance éthique face à l’injustice ordinale » et une « insoumission aux règles ».
Vous vous comparez même à un mouvement résistant et pour Résilience, aucune concession n’est possible. Pourquoi être si radical?
Nous pensons qu’un ordre professionnel n’a aucune raison d’exister, notamment parce qu’il y a déjà des dispositifs réglementaires dans le public comme dans le privé, qui permettent de sanctionner les agents.
Il s’avère qu’en plus, l’Ordre infirmier représente une véritable mafia dans laquelle règnent d’énormes conflits d’intérêts. Tout comme l’Ordre des kinésithérapeutes, qui nous permet d’avoir davantage de recul sur ces organisations, l’Ordre infirmier a un fonctionnement opaque et farfelu.
Il faut savoir que les leaders ordinaux cumulent des fonctions ordinales, syndicales et associatives. C’est ainsi qu’ils font la pluie et le beau temps dans leur région ou leur département et qu’ils favorisent leurs propres intérêts ou ceux de leur réseau. Par exemple, ils peuvent facilement attribuer les affectations de secteurs pour les infirmiers libéraux et donc se favoriser.
Nous avons aussi, en 2 années d’existence, des dizaines de dossiers qui prouvent que le positionnement ordinal va à l’encontre des professionnels de terrain et des réglementations en vigueur.
Pouvez-vous nous donner un exemple concret de ce que vous avancez ?
Le dossier le plus récent est plutôt choquant, mais pas inhabituel. À Marseille, une infirmière française ayant un diplôme italien, s’est installée dans un cabinet libéral sans avoir l’expérience hospitalière requise. Puis, elle a décidé de faire travailler d’autres infirmières dans son cabinet en s’attribuant une partie de leurs actes.
Elle ne travaillait donc plus et facturait à son compte l’activité de ses collègues. C’est totalement illégal, mais le l’Ordre infirmier régional a couvert ces pratiques car il y avait conflit d’intérêt pour un, voire plusieurs représentants. Tout ça n’est qu’une affaire de gros sous.
Régulièrement, vous réagissez aux articles de nos journalistes et aux commentaires de nos lecteurs. Loin des sujets ordinaux pour lesquels Résilience a initialement été fondé, vous vous positionnez également contre toutes les réformes en cours.
Vous critiquez aussi les représentants infirmiers, la nouvelle formation des étudiants et le passage en catégorie A. N’avez-vous pas peur de vous mettre à dos une partie de la communauté infirmière en étant systématiquement dans l’opposition?
Le but premier de Résilience est de dézinguer l’ordre infirmier. Mais bien évidemment, comme nous sommes un syndicat professionnel ayant pour vocation la défense des infirmiers et des infirmières, nous nous positionnons aussi sur d’autres sujets. Contrairement à d’autres membres de syndicats qui ne savent plus de quoi ils parlent, tous les adhérents de Résilience sont des soignants en poste à temps plein.
Nous estimons donc avoir la légitimité pour donner notre avis. Nous dénonçons beaucoup, certes. En revanche, nous avons beaucoup de propositions concrètes et nos critiques ne sont ni fermées, ni bêtes, ni têtues. Cette opposition aux réformes est constructive et c’est pour cela que je ne pense pas que l’on puisse se mettre à dos la communauté infirmière. Seul l’Ordre ne nous cautionne pas, puisque nous nous évertuons à le détruire.
Voici deux ans que vous menez votre combat anti-Ordre. Quelles actions ont été mises en place et quels sont vos projets de développement pour Résilience ?
La première action de Résilience est d’informer les infirmiers car nous nous sommes rendu compte qu’il y avait beaucoup de désinformation qui circulait. Pour cela, nous avons une force de frappe très importante sur internet et nous envoyons des dizaines de milliers de mails par jour pour informer les professionnels, les parlementaires et les médias.
Si l’Ordre infirmier finissait par tomber, Résilience aurait-il toujours lieu d’exister ?
Il faut savoir que l’actuelle ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, s’est prononcée contre l’Ordre. Nous attendons donc beaucoup du nouveau gouvernement. Néanmoins, cela risque d’être long et il faudra faire en sorte d’abroger la loi. Si nous arrivons à cette victoire, nous aurons toujours lieu d’exister. En effet, nos statuts couvrent bien d’autres causes et nous sommes le seul syndicat infirmier qui a su rassembler les salariés et les libéraux.
Propos recueillis par Malika Surbled
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Jeudi 3 avril de 14h à 14h45 Pour y participer (c’est gratuit), rien de plus simple. Rendez-vous sur le lien ci-dessous : |
lu dans figaro :
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/0 … -perol.php
Possible enquête contre François Pérol / BPCE
L’ordre a été imposé par une minorité à une majorité, sans concertation grâce à un lobbying effréné en coulisses (monde médico-politico-affairiste, associations, organismes de formation, étudiants…etc) et « vendu » aux parlementaires littéralement harcelés, mais sur la base d’un grossier mensonge.
Depuis sa création et aux dires même de borniche, l’ordre n’a pas su convaincre. Les chiffres des inscrits/cotisants pourtant ni vérifiés ni vérifiables parlent d’eux même.
Résilience a dénoncé sans répit depuis plus de 2 ans maintenant, des mensonges, des incompétences/incohérences, des magouilles, des abus de pouvoir, pressions, chantages, humiliations, intimidations, menaces, sanctions…etc.
A aucun moment, les informations triées, vérifiées, croisées et apportées par Résilience n’ont pu être démenties et tomber sous le coup d’une plainte en diffamation.
Tout au plus cette ridicule affaire d’injure publique.
Mais cette injure, c’est bien l’immense majorité des IDE qui rejette et/ou ignore cette structure qui la subit avec cet ordre qui n’en finit pas d’agonir et de faire parler de lui tandis que les autres problèmes sont occultés.
Voilà ce qui donne la légitimité de véritable force indépendante d’
opposition à Résilience, par la voix de son secrétaire général Hugues Dechilly. Et ce malgré ses modiques moyens.
Pour ce qui est des autres réformes, le modus operandi est le même et à l’initiative de la même minorité : Pas de concertation, pas d’évaluation, pas de réévaluation, pas de remise en question. Qu’il s’agisse de la réforme LMD, des coopérations entre professionnels de santé, de la création des métiers intermédiaires dits de santé…etc.
Par ailleurs, il ne faut pas sortir de Polytechnique pour s’apercevoir que ce sont les mêmes personnages qui cumulent outrancièrement les mandats/postes et infiltrent l’ordre infirmier, certains syndicats professionnels, des associations (inter)nationales, des sociétés dites savantes, des postes de direction dans des structures de soin, des réseaux IDEL allant à l’encontre de l’indépendance professionnelle de l’IDEL et du libre choix du praticien par le patient…etc.
Beaucoup se sont éloignés définitivement et depuis longtemps de la pratique quotidienne du soin, des patients/familles, des professionnel(le)s de santé, des vrais problèmes et enjeux.
C’est très facilement vérifiable par tout un chacun.
on peut considérer que puisque le président, le vrai, du beurk c’est la BRED, on en déduit que le beurk est, collatéralement, concerné par cette mise en cause …
espérons que les connexions entre la BRED et le beurk pourront être mises à jour et que toute cette racaille (qui ne cherche à vivre que sur le dos des IDE qui bossent) paye le prix fort de ses abus et autres magouilles …
nous y veillerons !
En réponse à Michel et Laurent ,comment croire qu’une entité puisse a elle seule représenter les IDEs ? Qui plus est UN hypothetique infirmier au ministere… Quelle représentation ? Pour qui ? pour dire quoi ? Perso je ne me reconnais aucunement dans les propos des differents syndicats de liberaux (je suis liberal) qui representent tant bien que mal differents courants ultra minoritaires de la profession et partisans (TOUS) d’un ordre infirmier, même si ce n’était pas celui là… Et je me reconnais encore moins dans le langage et les actes (malveillants) de l’ordre (coercition,
.menaces , mensonges…)
pourquoi je devrais-je avoir confiance en des gens auto proclamés ,adepte d’un ordre infirmier (donc a 80% de droite) et dont la “moralité” n’est en rien concordante à la mienne.
Vous voulez qu’on entende votre voix? Alors remuez vous le popotin pour ça, bon sang , au lieu de cracher sur ceux qui resistent..
Il n’existe de toute façon ni une voix ni une voie infirmiere.
Il n’existe pas non plus une “bonne moralité” unique dont seraient porteurs les beurkiens et que ceux ci seraient en droit de juger chez les autres (les vrais infirmier(e)s , celles et ceux qui travaillent vraiment, ,pas ces personnages en quête de postes à égos surdimensionnés et qui ne travaillent pas).
Ils auraient même le droit d’avoir accès à un extrait de mon casier judiciaire !!! En quoi celà peut donc bien les concerner !!! Et si j’avais fait de la taule , et si j’avais déconné , en quoi celà prejuge t il de ma moralité et de ma capacité à exercer mon métier auprès des autres avec humanité et compétence ?
Vraiment,les combats à mener ne sont pas les mêmes pour tout le monde .
Moi je refuse que les adepte du beurk portent ma voix.
Hum hum, je ne suis pas pour l’ONI tel qu’il est à ce jour, par contre je trouve les motifs d’existence de Résilience un peu juste… j’aurai préféré : Les membres de Résilience vont se faire élire dans le prochain ONI pour servir et faire avancer notre profession, et assainir les comptes… Mais il est aussi clair que Résilience ne peut pas être pour un concurrent….. Résultat : ONI, Résilience la bataille des mots et la profession qui stagne voir régresse dans ses acquis sa rémunération…Super !!!
En tant que soignant, que l’on soit pro ou contre l’ONI, je suis scandalisé des propos utilisés pour calomnier nos confrères. Où sont nos valeurs professionnelles?.
Lorsque vos confrères insultent, calomnient, condamnent à qui mieux leurs confrères en chambre disciplinaire ou encore en commission dite de conciliation vous fermez les yeux ?
Lorsque vos confrères – avec les ordis de l’oni – viennent nous insulter sur notre site alors que le site de l’oni ne permet même pas un échange, car c’est un site fermé,et que nou sommes obligés de les bannir, voire de déposer plainte, vous fermez les yeux ?
Lorsque vos confrères ordinaux insultent la profession de par leurs agissements douteux et que nous sommes obligés de déposer des plaintes devant les tribunaux vous fermez encore et toujours les yeux ?
Continuez à garder la tête dans le sable et à vous faire entuber si l’envie vous enchante, nous non, merci !
L’ordre infirmier a été imposé, c’est une certitude ; il ne sert pas la profession et n’a rien apporté à celle-ci.
A Résilience, contrairement à l’oni, il n’y a pas de conflits de pouvoir et d’aspiration à dominer les autres : chaque adhérent trouve naturellement sa place et partage les valeurs communes, à savoir détruire l’ordre infirmier sans condition.
Il est vrai cher Michel que revenir avant la loi chapelier avec ce type de structure ordinale est un vrai progrès…on revient à ce qui a été interdit il y a quasiment deux siècles…
Laissons les infirmiers choisir, tout simplement, et vu la dette des incompétents ordinaux, on peut se dire que le choix est tout fait.
Vous aurez toute votre retraite pour parler de l’avenir de la profession.
un message pour dire que tu vas rien dire
cool