
Favoriser un circuit court pour un prix raisonnable et raisonné
L’idée n’est pas nouvelle. Elle est même appliquée un peu partout en France dans les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) : acheter directement des paniers de fruits et légumes à un producteur local, en neutralisant la marge de la grande distribution et du transport pour garantir du travail sans gaspillage aux agriculteurs, tout en faisant d’énormes économies sur ses achats.
Ce concept gagnant-gagnant dont s’est inspiré la FNESI pour son projet Aubergine a été réalisé pour la première fois à l’IFSI de Nancy-Laxou fin avril. 75 paniers ont été vendus, en présence du producteur.
À l’intérieur, les étudiants ont trouvé 3 courgettes, 1 aubergine, des pommes de terre, 4 œufs, 1 botte de radis, 1 salade verte, 2 pommes et 2 poires « Le tout pour 5 euros pour les étudiants. L’opération sera renouvelée toutes les 2 semaines ou tous les mois » explique Claire Goetsch, responsable du projet à Nancy.
Vers une mobilisation nationale
Si pour l’instant 1 seul IFSI a franchi le pas, la FNESI invite toutes les associations à prendre connaissance de ce projet. « En général, les étudiants qui font leurs courses se contentent de pâtes et de jambon. Ce que l’on retrouve dans les questionnaires que nous avons envoyés pour la mise en place de cette initiative, c’est qu’ils aimeraient juste avoir des légumes à moindre prix. D’autre part, il faut savoir que les étudiants en soins infirmiers n’ont que très rarement accès aux restaurants universitaires. Au mieux, ils peuvent bénéficier de la cantine de leur centre hospitalier, qui reste coûteuse pour leur budget », explique Martin Bonté, vice-président, en charge de la prévention, de la solidarité et de la citoyenneté à la FNESI.
La FNESI propose donc aux différentes associations d’IFSI une aide pour monter les dossiers nécessaires à l’organisation de cette vente. Des partenariats nationaux ont déjà été trouvés pour réduire au maximum le coût des paniers.
Malika Surbled
L’enquête de l’USEM (Union nationale des mutuelles étudiantes régionales) révèle qu’un étudiant sur cinq ne prend que deux repas par jour. Si pour la plupart des étudiants c’est parce qu’ils n’ont pas faim ou pas le temps (60%), 12% d’entre eux se privent car ils rencontrent des problèmes financiers.
Selon les enquêtes de l’Observatoire de la Vie Etudiante (OVE), 44,4 % des étudiants sautent le petit-déjeuner en semaine et 34 % le week-end.
95% des étudiants déclarent qu’il leur arrive de grignoter entre les repas.
24% des étudiants ne mangent pas de fruits tous les jours.
35% des étudiants ne mangent pas de légumes tous les jours
14% des étudiants ne mangent ni fruits ni légumes tous les jours.
Chaque jour, plus de 315 000 étudiants ne mangent ni fruits, ni légumes.
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